Où mes données sont-elles traitées ?
C’est la première question, et la plus mal posée. « Hébergé en Europe » ne dit pas où le modèle exécute vos requêtes, où sont les sauvegardes, ni qui peut accéder à l’infrastructure à distance. Demandez les trois, avec les pays et le fondement juridique de chaque accès.
Côté Central : les données sont stockées et traitées en France. L’inférence passe par défaut par les endpoints IA d’OVHcloud, opérés en Europe. Un second chemin européen existe, fermé par défaut. Deux sociétés du groupe de l’hébergeur, au Canada et au Royaume-Uni, peuvent accéder à l’infrastructure pour la sécurité et la maintenance, sur le fondement de décisions d’adéquation de la Commission européenne. Le détail est dans IA hébergée en France : ce que cela veut dire.
Mes documents servent-ils à entraîner un modèle ?
Lisez les conditions d’utilisation du service, pas sa page d’accueil. La réponse peut dépendre de l’offre souscrite et des réglages. Cherchez qui décide : le fournisseur, l’organisation ou chaque utilisateur.
Côté Central : par défaut, vos échanges ne servent pas à entraîner de modèle. Une organisation peut choisir d’y contribuer, auquel cas seuls des contenus anonymisés peuvent être conservés. Chaque utilisateur garde un droit d’opposition individuel dans ses paramètres, qui prime sur le choix de l’organisation. Voir la politique de confidentialité.
Existe-t-il un contrat de sous-traitance ?
Dès que des données personnelles sont saisies, l’article 28 du RGPD exige un contrat écrit avec le fournisseur, et la liste de ses sous-traitants ultérieurs. Sans accord de traitement signable, la question de la conformité de l’usage se pose avant même la première conversation.
Côté Central : un accord de traitement existe. Il liste en annexe chaque sous-traitant ultérieur, son rôle et son lieu de traitement. Tout ajout ou changement est notifié à l’administrateur de l’organisation, avec trente jours pour s’y opposer. Voir l’accord de traitement des données et le guide IA et RGPD en entreprise.
Mes données sont-elles isolées de celles des autres comptes ?
Un assistant partagé entre plusieurs organisations doit pouvoir expliquer comment les contenus de l’une ne peuvent pas remonter chez l’autre : documents indexés, conversations, clés d’accès, quotas.
Côté Central : chaque organisation dispose d’un espace cloisonné. Documents, index vectoriel, conversations, quotas et clés sont rattachés à l’organisation et jamais mutualisés. L’organisation d’une requête est toujours déduite de la personne authentifiée, jamais fournie par le client.
L’administrateur garde-t-il la main ?
Dans une entreprise, ce n’est pas chaque salarié qui arbitre ce que l’IA peut faire. Vérifiez ce que l’administrateur peut régler, bloquer et consulter : connecteurs vers des services externes, journalisation du contenu, modération, accès par personne.
Côté Central : les connecteurs externes sont séparés du chemin d’inférence et exigent une activation explicite. Une destination hors Union européenne est signalée et bloquée par défaut, jusqu’à une activation documentée par un administrateur. Une organisation peut aussi désactiver la journalisation du contenu des échanges : seuls les compteurs d’usage sont alors conservés. Les violations détectées par la modération sont notifiées aux administrateurs.
Les quotas et les coûts sont-ils maîtrisés ?
Avant de s’engager, demandez ce qui arrive quand la limite est atteinte : refus de la requête, ou facture supplémentaire.
Côté Central : un quota mensuel à plafond dur s’applique : au-delà, les requêtes sont refusées plutôt que facturées. Un tableau de bord suit la consommation par utilisateur, par modèle et par jour, et des alertes par courriel préviennent avant la limite. Les offres sont décrites sur la page tarifs.
Que peut-on retracer ?
En cas d’incident, de litige ou de contrôle, il faut pouvoir dire qui a fait quoi, et quand. Vérifiez aussi si les contenus produits par l’IA sont identifiables comme tels.
Côté Central : un journal d’activité de l’organisation enregistre qui a fait quoi et quand. Central indique lorsqu’une personne interagit avec une IA et marque les sorties générées par des métadonnées de provenance.
Certains usages sont-ils interdits ?
Pour un usage professionnel, il est prudent de savoir si des finalités interdites ou à haut risque sont filtrées, et par quel mécanisme.
Côté Central : une politique d’usage déterministe, sans appel à un modèle, bloque les finalités interdites ou à haut risque. L’analyse automatisée de CV, par exemple, est désactivée pendant la préparation de son dossier de conformité. Voir la politique d’utilisation de l’IA.
Ce que cette page ne dit pas
Elle ne compare aucun service et n’affirme rien sur ce que font les autres : les questions ci-dessus valent pour n’importe quel assistant, y compris le nôtre. Elle ne revendique aucun label ni aucune certification. Les réponses de Central décrivent des contrôles en place, et renvoient aux documents contractuels pour le détail. Le bon réflexe reste de poser ces huit questions par écrit à chaque fournisseur, et de comparer les réponses.
Pour la page d’ensemble des engagements, voir Confiance.
Questions fréquentes
Quelles questions poser avant d’utiliser un assistant IA grand public au travail ?
Où les données sont traitées et sauvegardées, si elles servent à l’entraînement, s’il existe un contrat de sous-traitance, comment les comptes sont isolés, ce que l’administrateur peut contrôler, ce qui se passe quand le quota est atteint, ce qui est tracé, et quels usages sont filtrés.
Central est-il une alternative française à ces assistants ?
Central est un assistant IA pour organisations dont les données sont stockées et traitées en France, avec une inférence par défaut chez un hébergeur européen. Chaque point est décrit sans label ni certification, et sans comparaison avec d’autres services.
Mes documents professionnels servent-ils à entraîner un modèle sur Central ?
Non, pas par défaut. Une organisation peut choisir d’y contribuer, avec des contenus anonymisés seulement, et chaque utilisateur peut s’y opposer individuellement, ce qui prime sur le choix de l’organisation.
Les données d’une organisation sont-elles visibles par une autre ?
Non. Documents, index, conversations, quotas et clés sont rattachés à l’organisation et jamais mutualisés. L’organisation d’une requête est déduite de la personne authentifiée.
Que se passe-t-il quand le quota est atteint ?
Les requêtes sont refusées plutôt que facturées : le quota mensuel est un plafond dur. Des alertes par courriel préviennent avant la limite et un tableau de bord détaille la consommation.
Existe-t-il un accord de traitement des données ?
Oui. Il liste les sous-traitants ultérieurs, leur rôle et leur lieu de traitement, et prévoit la notification de l’administrateur, avec trente jours pour s’opposer à un changement.